Comparaison des stratégies antirétrovirales (ARV) chez des patients vivant avec le VIH selon le pays de naissance, à l’initiation du traitement et en contexte de suppression virologique prolongée.

  • Porteur du projet : Romain PALICH

  • Date de mise en œuvre du projet : 04/02/2021

  • Période de recueil des données : du 01/01/2005 au 31/12/2020

  • Information

    État de la prise en charge des adultes vivant avec le VIH en France

    Qui est le promoteur de la recherche ?
    Association Dat’AIDS – www.dataids.org – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
    Représentée par son président Pr André CABIE (CHU Martinique)

    Quel est l’objectif de la recherche ?
    Etudier l’évolution des caractéristiques épidémiologiques des personnes vivant avec le VIH en France.

    La liste des études liées à cette recherche est consultable ici (lien sur « ici »).

    Comment participer ?
    Pour participer, vous devez donner votre consentement oral.

    Quelles données sont collectées ?
    Cette recherche est réalisée à partir des données collectées au cours de votre prise en charge pour l’infection à VIH.

    Quels centres hospitaliers participent à cette recherche ?

    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital de la Croix-Rousse - Hospices Civils de Lyon
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Jean Minjoz - Besançon
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Gabriel-Montpied - Clermont Ferrand
    • Service des Maladies Infectieuses – CHU de Martinique - Fort de France
    • Service des Maladies Infectieuses - CHU de Pointe-à-Pitre
    • Service des Maladies Infectieuses - CHD Les Oudairies - La Roche Sur Yon
    • Service d’Immunologie Clinique - Hôpital Sainte Marguerite - Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital de la Conception - Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Gui de Chauliac - Montpellier
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Brabois - Nancy
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôtel-Dieu - Nantes
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital l’Archet - Nice
    • Service des Maladies Infectieuses - Centre Hospitalier Régional Orléans
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Bichat - Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
    • Service de Médecine Interne - Hôpital Bicêtre - Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Necker-Pasteur - Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
    • Service des Maladies Infectieuses - Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière - Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
    • Service de Médecine Interne - Hôpital Robert Debré - Reims
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Pontchaillou - Rennes
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Nord - Saint Etienne
    • Le Trait d’Union - Hôpital Civil - Strasbourg
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Purpan - Toulouse
    • Service des Maladies Infectieuses - Hôpital Guy Chatiliez - Tourcoing

    Cette recherche présente-elle un risque pour ma santé ?
    Cette recherche ne présente aucun risque pour votre santé. Les résultats qui en seront issus ne permettront pas d’apporter des informations pertinentes pour votre santé en particulier. Ils favoriseront le développement des connaissances dans le domaine de la prise en charge de l’infection à VIH.

    Comment est garantie la confidentialité de mes données ?
    Les données vous concernant seront recueillies dans un fichier informatique. Afin d’assurer leur confidentialité, vos données seront identifiées par un numéro de code puis exploitées dans le cadre de publications ou de communications de manière strictement anonyme. Seul votre médecin pourra faire la correspondance entre vous et votre numéro de code.

    A qui mes données sont transmises ?
    Vos données sont transmises au promoteur de la recherche (Association Dat’AIDS) et/ou aux personnes ou sociétés agissant pour son compte afin de réaliser les analyses pour la recherche.

    En cas de transfert en France ou dans un autre pays européen, vos données seront totalement anonymes.

    Les données collectées sont-elles transférées hors de l’Union Européenne ? Non

    Pendant combien de temps mes données sont-elles conservées ?

    Vos données sont conservées tout au long de la recherche. Après la fin de la recherche, les données seront archivées pour une durée de 15 ans, puis détruites. L’investigateur pourra vous informer, sur votre demande, des résultats globaux de cette recherche.

    Quels sont mes droits ?
    Conformément aux dispositions de la loi relative à l’informatique aux fichiers et aux libertés (loi modifiée du 6 janvier 1978), de la loi n° 2018-493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles et du Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (RGPD), vous disposez de différents droits :

    • Droit d’accès : vous pouvez obtenir des informations concernant le traitement de vos données personnelles ainsi qu’une copie de ces données personnelles. Vous pouvez également accéder  directement ou par l’intermédiaire d’un médecin de votre choix à l’ensemble de vos données médicales en application des dispositions de l’article L 1111-7 du Code de la Santé Publique.
    • Droit de rectification : si vous estimez que vos données personnelles sont inexactes ou incomplètes
    • Droit d’opposition : si vous refusez que vos données soient utilisées
    • Droit à la limitation du traitement : vous pouvez demander de geler l’utilisation de vos données dans le futur et pour une durée limitée
    • Droit de retrait de consentement : vous pouvez retirer votre consentement pour participer à la recherche, les données obtenues avant que celui-ci n'ait été retiré seront utilisées. Les données recueillies après le retrait de votre consentement ne seront pas utilisées pour cette recherche et resteront destinées à l’usage strict du soin.

    Vous pouvez également porter une réclamation auprès de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/webform/adresser-une-plainte/.

    Suis-je obligé(e) de participer à cette recherche ?
    Non, votre participation à cette recherche est libre. Vous pouvez refuser de participer à cette recherche, et vous pouvez à tout moment vous retirer de cette recherche, sans préjudice. Cela n’aura aucune conséquence sur la qualité des soins qui vous seront donnés ; vous devez simplement en informer l’investigateur.

    Qui contacter pour exercer mes droits?

    • Le promoteur de la recherche, responsable du traitement : Association Dat’Aids Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
    • Le Délégué à la Protection des Données (DPO) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
  • Objectif

    Objectif principal : Comparer les stratégies antirétrovirales prescrites dans les centres de prise en charge français inclus dans la cohorte DAT’AIDS, selon le pays de naissance, chez des patients vivant avec le VIH :

    - virologiquement contrôlés depuis au moins 2 ans : les stratégies antirétrovirales seront détaillées selon leurs caractéristiques :

    • Famille thérapeutique (INTI, INNTI, IP/r et INI) ;
    • Type de stratégie (multithérapie, incluant au moins 4 molécules ARV, trithérapie, bithérapies et monothérapies).

    - à l’initiation du traitement (première stratégie antirétrovirale)

  • Personnes concernées

    Patients infectés par le VIH

    Qui peut participer ?
    Toute personne adulte qui consulte ou est hospitalisé dans le cadre de la prise en charge de leur infection à VIH.

  • Critères d’inclusion

    Patients infectés par le VIH-1

    De plus de 18 ans

    Pris en charge ou ayant été pris en charge dans un centre de la cohorte DAT’AIDS

    • Pour le groupe « initiation du traitement » :

    Entrés dans le soin (première consultation) au plus tôt le 1er janvier 2014

    Avec une charge virale plasmatique (CVp) préthérapeutique >400 copies/mL

    Ayant débuté le traitement ARV au plus tôt le 1er janvier 2014.

    • Pour le groupe « suppression virologique » :

    Ayant au moins une charge virale en 2020

    Ayant débuté le traitement antirétroviral depuis au moins 24 mois (avant le 31/12/2018)

    Ayant des charges virales plasmatiques (CVp) <50 copies/mL depuis au moins 24 mois (depuis le 31/12/2018)

  • Résumé

    En France, en 2018, 56% des découvertes d’infections à VIH concernaient des personnes nées à l’étranger, dont 66% étaient originaires d’Afrique sub-saharienne. De nombreux travaux ont montré que ces patients avaient des indicateurs de santé liés au VIH moins bons que ceux des patients nés dans le pays de prise en charge. Ces indicateurs incluent plus d’évènements classant sida au diagnostic, des CD4 moins élevés à l’initiation du traitement, un risqué plus élevé de rupture de suivi, une moins bonne observance du traitement et plus d’échecs virologiques sous traitement. En revanche, il existe très peu de données sur les différences de stratégies antirétrovirales utilisées, selon le pays de naissance. Une étude préliminaire montre que les patients nés en Afrique sub-saharienne, en comparaison aux patients nés en France, ont une probabilité plus faible de recevoir un inhibiteur d’intégrase (INI) à l’initiation du traitement, et une probabilité plus forte de recevoir un inhibiteur de la protéase boosté (IP/r).

    Par ailleurs, les traitements antirétroviraux (ARV) « allégés » sont aujourd’hui une option thérapeutique privilégiée pour les patients vivant avec le VIH (PVVIH) avec un bon contrôle de leur infection. Ces traitements ont pour but de diminuer la quantité de médicament reçue par le patient, en diminuant les doses cumulées d’ARV et en évitant certaines molécules présentant des toxicités et/ou des interactions médicamenteuses. Les bithérapies ARV sont de plus en plus prescrites, notamment dolutégravir/lamivudine et dolutégravir/rilpivirine, permettant d’éviter le ténofovir et les inhibiteurs de protéase. En France, une grande partie des files actives est constituée de personnes vivant avec le VIH nées hors de France. De nombreuses études ont montré que ces patients nés à l’étranger, en comparaison aux « natifs », ont des marqueurs de suivi de l’infection à VIH moins bons (immunodépression CD4 plus profonde, plus d’échecs virologiques, plus de ruptures de soin). Peu de données concernent les différences de stratégies ARV dans ces différentes sous-populations. Un travail préliminaire suggère toutefois que les personnes vivant avec le VIH nées en Afrique sub-saharienne, virologiquement contrôlés, ont une probabilité plus faible de recevoir un traitement « allégé ».

    Le but de cette étude, réalisée à partir de la cohorte DAT’AIDS, est de comparer la première stratégie antirétrovirale prescrite chez des personnes vivant avec le VIH puis les stratégies ARV prescrites chez des personnes vivant avec le VIH virologiquement contrôlées depuis au moins 2 ans, suivies dans les centres de prise en charge français, en fonction de leur pays de naissance.

  • Données collectées

    Données personnelles (ex. Age, mois et année de naissance, pays de naissance, etc.) 
    Données de santé (suivi médical, santé sexuelle...)

  • Publications

Copyright Dat'Aids 2021